Les restos gastronomiques, c’est pas économique

Avant de partir au Canada, j’avais promis à mes sœurs des les inviter au Quinzième, le restaurant de Cyril Lignac – vous savez, le chef qui passe autant de temps à la télé qu’aux fourneaux. Presque un an plus tard, c’est désormais chose faite !

Situé le long de la Seine, dans le quinzième arrondissement comme son nom l’indique, le restaurant gastronomique du médiatique chef aveyronnais propose un accueil des plus attentionnés. Une déco prétentieuse sobre, une clientèle bourgeoise de petites gens, des assiettes vides gourmandes, que demande l’aristocratie le peuple ?

Après nous avoir installé, on nous présente, en guise d’amuse-bouche, trois miettes plutôt savoureuses : une gougère (bon, une chouquette quoi), un mini croque-monsieur et une crème d’asperges. Pas mauvais.

Le service, quant à lui, se veut aux petits soins. En non-habitué de ce genre de tables, je souhaite étancher ma soif et mon verre est presque vide. C’est donc tout naturellement que je me verse de l’eau… Diable non ! Un serveur accourt pour m’ôter la bouteille des mains, souhaitant me servir. Trop tard. Pauvre garçon, mon geste a dû passer pour une offense. Curieusement, depuis cet incident, un serveur rôdait toujours près de notre table, prêt à dégainer de l’eau ou du pain.

A l’heure du hors-d’œuvre, macaroni gratiné au parmesan, farci de truffe et de foie gras. Pas trop mal non plus (bon ok, très bon !). Néanmoins, je veux bien croire que qualité prime sur quantité, sauf que quand il y en a trop peu pour juger… Après cette mise en appétit bien agréable s’ensuit alors une attente interminable. Le plat principal tardant à arriver, l’observation de la salle me donne l’idée d’une éventuelle étude sociologique. En effet, difficile de me sentir moins à ma place qu’à ce moment précis !

Une bonne demi-heure plus tard, mes Saint-Jacques rôties au beurre arrivent enfin, accompagnées d’une purée pleine de légèreté. Un plat particulièrement fin (je parle bien de l’épaisseur) qui, je le reconnais volontiers, se révèle être un délice. Puis, notre patience est de nouveau mise à rude épreuve…

Une patience bien mal récompensée puisque le dessert, chocolat en perfusion pour elles, ananas rôti et glace au lait d’amande pour moi, ne méritent qu’un regard. Sous des dénominations si pompeuses que les serveurs eux-mêmes ont eu un mal fou à les énoncer se cachait la seule fausse note du repas : une recherche exclusivement visuelle pour un goût insipide. La note finale, en revanche, est bien salée.

Résultat : une belle cuisine, plutôt raffinée et bien inspirée, mais qui manque cruellement de quantité !

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Une réponse à “Les restos gastronomiques, c’est pas économique

  1. c’était bon quand même dans l’ensemble, n’exagérons pas!
    on était juste deçu car on s’attendait à mieux, surtout vu les manières des serveurs et l’addition

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